AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Allison Silver attend son ange Raziel (Jamie Springs), avec Channing Tatum, avec impatience !
Ce poste vacant est à privilégier ! Merci de votre compréhension.
Le forum est actuellement en réfection. Merci de votre compréhension. Les inscriptions restent ouvertes.

Lucifer
Fondateur
avatar

Fonction : Démon de la séduction
Âge : Né lors de la création du Paradis
Lieu de résidence : L'Enfer
Dim 28 Aoû 2016 - 7:55
 



Harley Drake


Une tentation à laquelle on résiste est la vraie mesure du caractère


Nom : Drake
Prénom : Harley
Âge : 20 ans
Date de naissance : Le 6 Juin, à New York.
Situation familiale : Célibataire, orpheline. Elle n'a plus personne, mise à part sa famille adoptive.
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle, uniquement Evan Black
Particularités : Rien à signaler, mise à part qu'elle est vierge. Elle est très talentueuse, une musicienne et chanteuse. Elle possède une voix ensorcelante. Elle a pris des cours d'auto-défense, elle s'est donc se défendre, se battre quand il le faut, et elle sait manier le couteau. Elle porte des lunettes de vue pour écrire et lire.
Profession : Auteure-compositrice-interprète pop rock, chanteuse et musicienne.
Qualités : Honnête ○ Indépendante ○ Fidèle ○ Espiègle ○ sensible ○ charismatique, mystérieuse ○ généreuse ○ discrète ○ courageuse ○ tenace ○ loyale ○ Complexe ○ Imaginative ○ énergique ○ battante ○ observatrice ○ méfiante ○ Rusée.
Défauts : Lunatique ○ méfiante ○ sarcastique ○ têtue ○ impulsive ○ imprévisible ○ insoumise ○ solitaire ○ blessée ○ franche ○ possessive ○ râleuse ○ Nerveuse ○ Gourmande ○ Bordélique ○ Torturée.
Groupe : Résidents
Avatar : Anastasia Shcheglova

Anecdotes

○ De nombreux cauchemars la réveillent en sueurs et en pleurs dans son lit, alors elle remonte ses genoux tout contre elle, pause sa joue contre ceux-ci et d’un mouvement de balancier, berce ses pleurs en espérant les calmer…
Nul ne connait ses blessures ou quelle est la raison de ses larmes parfois lorsqu'elle est allongée seule au fond de son lit, dans la nuit, toujours sur le qui vive, en alerte à chaque bruit. Elle apparaît forte, cachant soigneusement ses faiblesses pour vous offrir le meilleur d'elle même ou le mauvais, mais jamais sa propre faiblesse.

○ Elle ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu'elle pense. Elle ne se met pas facilement en colère mais il y a des sujets sensibles qu’il vaut mieux ne pas aborder sous peine d’être émasculé. Elle sait se montrer exigeante et se faire respecter.
○ Elle est toujours vierge même si son beau-père l'avait molestée pendant des semaines, des mois. Il l'avait touchée très intimement. Elle n'a jamais laisser un homme l'approcher pour des gestes intimes, sexuels.
○ A cause de son passé, son enfance avec son beau-père, elle frémit d'effroi et de dégoût en imaginant qu'un homme puisse la toucher intiment. Elle ne supporte pas qu'un homme la touche, elle en devient malade, rien que d'y penser.
○ Elle protège sa vie personnelle comme une forcenée face aux médias, elle ne supporte pas les paparazzis. Elle a déjà agressé un photographe qui la prenait en photo à son insu. Elle lui a foutu un coup de poing en pleine figure pour le remercier de son indiscrétion, de son irrespect. Il ne risque pas de l'oublier.
○ Harley est une gourmande comme pas deux, elle dévore, elle passe son temps à grignoter. Elle mange mais elle ne grossit pas. Elle ne sait pas résister à la tentation.
○ Ses frères lui ont offert un chien, un adorable chiot, un berger allemand, il y a deux ans. Il s'appelle Charlie et il est devenu son protecteur, son meilleur ami depuis. Il la protège des hommes. Il ressent sa peur envers eux, et il grogne dès qu'il en voit, mise à part les hommes de la famille et des proches.
○ Elle est capable de s'enfermer pendant des heures, des jours sans voir personne pour écrire ses chansons.
○ Elle est manuelle, bosseuse elle n'a pas peur de se salir les mains et elle ne supporte pas d'être inactive.
○ Son père adoptif et ses frères lui ont appris à réparer une voiture, la mécanique. Aucun secret pour elle. Sa famille voulait qu'elle soit indépendante, entièrement, afin qu'elle puisse vivre sereinement, sans besoin d'aide.

Caractère

L’être humain est complexe, inutile de revenir là-dessus, et inutile aussi de préciser que Harley n’échappe pas à cette règle. Elle est farouche et indomptable mais innocente et fragile à la fois. C'est une artiste, une torturée. Ce petit bout de femme, cette demi-portion, cette morveuse, est loin d’être un ange. Tentez donc de l’approcher et vous y laisserez des plumes si vous avez l'intention de l'importuner. La jeune femme est une solitaire, et elle compte bien le rester. Enfermée dans sa bulle, dans ses rêves tout autant que dans des échecs, elle est devenue quasiment impénétrable. C’est son monde et personne n’a le droit d’y approcher. La froideur peint parfois son visage, tant elle craint de voir approcher les autres. Si c'est le cas, son arrogance et son air hautain sont des façades emplies de vérité. Dure à l’extérieur, elle a appris au fil du temps à se préserver des autres, à ne pas laisser ses sentiments prendre le dessus. Il est très difficile de savoir ce que pense la jeune femme, connaître ses véritables sentiments ou bien ses intentions. La belle est quelqu'un qui ne se laisse pas marcher sur les pieds facilement. Elle a du chien, des répliques à revendre. Sa loyauté à toute épreuve, sa combativité peu importe la situation. Et quoi d’autre ?

De part sa jeunesse et son parcours difficile, elle fait très peu confiance aux gens. Elle ne va pas vers quelqu’un sans un objectif en tête, ou sans éprouver pour cette personne une attirance particulière. Certains prennent cela pour de la réserve, peur de la réaction des gens. Un isolement volontaire, qui cache en fait, la profonde peur d’être déçue, trahie ou blessée. Harley ne cherche pas de noise à quiconque, mais gare à ceux qui se mettront en travers de sa route. C'est une battante, elle frappe, elle peste quand on l'énerve.

Mais si elle ne sait pas gérer l’intégralité de ses émotions, elle a néanmoins appris à les camoufler à la face du monde. Elle considère de montrer les sentiments comme un signe de faiblesse. Elle n'apprécie pas les faibles, ni les plaintes. Elle avait compris bien assez tôt qu'il fallait être forte pour survivre dans ce monde sombre qui l'entoure. Surtout son monde à elle.

Malgré une grande franchise, elle sait tenir sa langue quand le moment s'impose. Elle ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu'elle pense. Pas une ni deux, la jeune femme ouvrira la bouche et ne mâchera en rien ses mots.

Loyale et fiable, Harley tient toujours parole et protège les personnes qui lui sont proches et sans réfléchir à ce que cela pourrait bien lui coûter. Franche, elle l'est sans doute trop puisque cela n'est pas au goût de tout le monde. Sarcastique, insolente et cinglante, elle est loin d'avoir la langue dans sa poche et ne semble pas retenir la leçon après tous les ennuis qu'elle a eu. De nature énergique, elle ne supporte pas de ne rien faire et a besoin d'avoir des occupations. L'inactivité à tendance à la rendre insupportable. Comme le feu, elle est intrépide et curieuse. Elle n'a pas peur de se brûler les doigts pour découvrir ce qu'elle veut savoir. Mais si les flammes sont toujours franches, elle peut se montrer mystérieuse voire même d'une hypocrisie cynique avec les gens qu'elle n'apprécie guère. Harley est quelqu’un de déterminée, d’extrêmement têtue. Si elle entreprend quelque chose, elle ne s’arrêtera qu’une fois cette chose accomplie.
Elle reste fidèle à elle même. L'honneur et l'honnêteté sont des valeurs essentielles pour la demoiselle. Même si elle a du mal à être sociable avec les autres, elle cherchera à leur venir en aide en cas de besoin.


Physique

Silhouette d'un mètre soixante, petite et élancée, Harley semble aux premiers abords frêle et fragile, sur le point de se briser en mille morceaux, mais il n'en est rien. Son visage est harmonieux, avec des traits fins et délicats. Il ressort quelque chose d’enfantin et d’innocent qui la caractérise bien, on ressent également qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche. Petit bout de femme qui a du chien. On sent sur son visage, son naturel et sa simplicité. Elle a de longs cheveux bruns très sombres qui lui caressent les épaules et atteignent le bas de son dos. Son regard captivant, envoûtant, sa candeur, son adorable fossette qui se creuse dans sa joue quand elle esquisse un sourire, et son allure naturel, charismatique les charment inconsciemment. Sa poitrine est ferme mais pas très forte. Elle n'a pas le corps d'une mannequin mais elle a des petites formes agréables où il faut. Elle n'est pas une beauté fatale mais elle a quelque chose de particulier, de mystérieux, d'unique.

Côté vestimentaire, Harley est un véritable garçon manqué. Elle cache sa féminité des tenues décontractées. Ses tenues quotidiennes sont des jeans, des débardeurs, des tee-shirt avec de gros slogans ou dessins, des sweater à capuche, des chemises, avec des paires de converses. Elle cache sa féminité pour éloigner les hommes d'elle. C'est une protection. Bien sûr, pour les occasions, les soirées, les concerts, elle est obligée de s'habiller correctement, de jolies tenues féminines, classiques, mais rien de vulgaire. Elle n'est pas une dévergondée et elle n'est jamais à l'aise en robe, ni en jupe.



Derrière l'écran
Pseudo : Choubidou
Vous certifiez avoir 18 ans ou plus : Oui, je le promets  What a Face

Femme
Homme

Fréquence de connexion : tous les jours
Inventé, scénario, ou PV ? : Inventé
Commentaires : J'adore le contexte, le forum est inspirant, je suis une amie du Fonda, et fière de l'être !  :mlc:
crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Lucifer
Fondateur
avatar

Fonction : Démon de la séduction
Âge : Né lors de la création du Paradis
Lieu de résidence : L'Enfer
Dim 28 Aoû 2016 - 7:56
 



Histoire




D'une certaine manière, le froid qui envahit la nuit apportant avec lui des températures plus basses et une atmosphère pluvieuse, reflétait assez bien l'état d'esprit de Harley. La peur était froide. La peur vous enserrait le cœur de ses doigts glacés et répandait sa froideur dans votre esprit. Les hommes l'effrayaient, mais aussi la solitude. L'amour, elle avait peur de ce sentiment. Plutôt ce qu'il représentait, et que les hommes représentaient. Quoi qu'elle fasse, elle ne parvenait pas à se débarrasser de la sensation dans sa poitrine sourde et oppressante. Debout sous la pluie, tremblante, elle se frotta le front. La fatigue la taraudait, car elle n'avait pas dormi. Elle avait passé la nuit entière recluse dans sa chambre, dans son lit, écrivant des lignes de chansons. Et maintenant, les yeux rivés dans le parc qu'elle regardait sans vraiment le voir, elle se laissait arroser par la pluie, sans bouger. Elle aimait la sensation de la pluie sur son corps. Elle était hantée par ses souvenirs. Une main chaude se posa sur son épaule et la serra. Elle se crispa, redoutant ce qui allait suivre. C'était le meilleur ami de son frère adoptif. Elle voulait être seule, et elle ne voulait pas qu'il la juge. Néanmoins, il la surprit. - Rentre Harley Il fait froid, tu vas tomber malade. Tu vas bien? Elle secoua la tête sans un mot dire tandis qu'il l'attirait à lui pour l'abriter de la pluie avec son grand corps. Elle aurait aimer s'accrocher à lui, et rester là toute sa vie. La peur refusait de se dissiper. Elle avait froid, très froid. Elle était incapable de bouger, incapable de tendre la main vers lui. Alors elle rentra en silence et se posta devant la cheminée pendant qu'il lui sécha ses cheveux à l'aide d'une serviette. Allait-il se décider à parler maintenant? Demander une explication? La questionner sur des choses longtemps tenues cachées? Son amie dormait dans sa chambre, et elle était seule avec lui. Elle n'avait pas peur de lui, elle le connaissait depuis trois ans. Elle avait confiance, mais pourra t-il l'écouter sans la juger? Elle sentait son regard, et elle attendait qu'il se décide enfin à parler. Non. Il se contenta de lui donner un peignoir, et des vêtements de rechanges avant de partir vers la cuisine. Elle resta immobile un moment encore, avant de se changer, retirant les vêtements mouillés. Elle n'avait pas envie de retourner dans sa chambre. Le feu scintillait derrière elle, et elle se tourna pour tendre les mains. La chaleur, en s'insinuant dans ses os, la rendit soudain extrêmement lasse. Avec un soupire, elle alla s'affaler sur le sofa, se retournant de façon à faire face aux coussins et ramenant les genoux contre sa poitrine. Là, elle se sentait en sécurité et bien au chaud. Au bout de quelques minutes, il revient dans le salon, vers elle, lui donnant un mug de chocolat chaud avec des guimauves. Elle lui adressa un petit sourire tremblant en prenant le mug entre ses mains. Il s'installa à ses côtés, silencieux, et une lueur anxieuse dans son regard. - Harley, parle le moi. Qu'est ce qui se passe? Ne me tourne pas le dos. Je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas et ce n'est pas seulement aujourd'hui que j'ai des doutes. Depuis que je te connais, je vois les démons dans les yeux qui te hantent, qui te poursuivent. Elle se détourna, incapable de réagir autrement que par la fuite, le dénie. Elle sentit des larmes venir. Elle se sentait si lasse, si fragile, si apeurée. Tout doucement, il tendit la main pour lui caresser la joue. - Tu veux bien me parler? Est ce que tu me fais assez confiance pour me raconter ce qui t'a meurtrie à ce point? Je ne suis pas là pour te juger, je suis ton ami.

Un long moment, elle resta immobile et muette, pour rassembler ses forces. Pour s'enfuir ou se confier à lui? Elle n'en avait aucune idée. Pouvait-elle lui faire confiance? Il semblait sincère. Elle bougea doucement, roulant légèrement sur le côté pour lui faire face et plonger ses yeux hantés dans les siens. - Tu as raison. Il y a bien quelque chose qui me hante. Les démons de mon passé me poursuivent constamment. Je ne sais pas quoi commencer. Je devrai te raconter le début de mon histoire. Ce n'est pas une histoire rose, et je crains que tu me regardes autrement. Il lui adressa un sourire encourageant. - J'ai tout mon temps et je te fais la promesse de ne te pas juger malgré les révélations que tu vas me faire. Elle le dévisagea, encore hésitante avant de se décider : - Mon père, mon père a quitté ma mère quand j'étais bébé. Pendant longtemps, nous avons vécu toutes les deux seules. Dans la misère, mais j'étais heureuse. Ma mère m'aimait et elle faisait de son mieux. Je l'adorais. Elle m'encourageais à chanter. Le soir, je chantais pour elle, pendant qu'elle préparait le repas. Elle disait que jamais elle ne se lassait d'entendre la voix de son bébé, que j'allais devenir une star. Elle en était persuadée. Elle prit une profonde inspiration. - L'année de mes neuf ans, elle a rencontré David Parker. Au début, c'était bien. Ma mère était tellement heureuse, tellement vivante. Je n'avais jamais pris conscience que les choses avaient été à ce point dure pour elle. Soudain, elle pouvait compter sur l'aide de quelqu'un. Elle n'était plus seule. On a emménagé avec lui après qu'ils se sont mariés. Il a insisté pour que ma mère arrête de travailler. Jusqu'alors, elle jonglait entre deux boulots. Je pensais que c'était le début d'une nouvelle vie pour nous, une vie de rêve. Tout d'un coup, on n'avait plus à se soucier de notre prochain repas. Ma mère n'était plus obligée de rapporter à la maison les restes de nourriture du café où elle travaillait. Pour la première fois, elle m'a acheté des vêtements neufs dans un magasin, au lieu de les récupérer à la paroisse ou auprès des voisins, qui nous donnaient les vieux vêtements de leurs enfants. Malheureusement, ça n'a pas duré. Sa voix était de plus en plus faible, elle le sentait mais elle reprit. - David avait un tempérament un peu vif et ça empirait quand il avait bu. On est tombés dans l'histoire classique du mari violent. Il buvait, il frappait ma mère, dessoulait, s'excusait. Aujourd'hui encore, je crois fermement que si ma mère est restée, c'était uniquement parce que ma vie à moi était meilleure. Du moins, le pensait-elle. David a fini par perdre son boulot bien payé et il a hurlé à ma mère qu'il était temps qu'elle commence à porter son fardeau. Alors elle a reprit son travail au café. J'avais l'impression qu'elle passait son temps à travailler. Elle rentrait à la maison épuisée et devait supporter la mauvaise humeur de David. Moi, je faisais tout mon possible pour lui rendre la vie moins pénible. Je cuisinais, je faisais le ménage. Je n'étais qu'une enfant, je ne pouvais faire grand chose.Harley poursuivit, le regard voilé, distant, comme si elle était toute seule. Perdue dans son passé, elle en revivait chaque instant. - David a commencé à me prêter plus d'attention. Il est devenu mielleux, affectueux même. Il voulait que je m'asseye sur ses genoux. Je trouvais ça louche mais j'avais peur de lui. Je suis sûr que tu as deviné la suite. Elle pourrait sortir tout droit d'un mauvais téléfim. Le méchant beau-père qui fait des choses à sa belle fille. Il s'est mis à venir dans ma chambre pendant ma mère travaillait. Il me touchait, sans prendre ma virginité mais il me violait tout de même. Il n'allait pas plus loin, juste des attouchements. A chaque fois, il me susurrait combien j'étais belle, qu'il m'aimait et que j'étais une gentille fille. Tu te demandes pourquoi je n'ai rien dit à ma mère? Et bien, je l'ai fait. J'ai mi longtemps à en trouver le courage. Un jour, j'ai attendu qu'il soit sorti et je lui ai tout avoué. Je l'ai suppliée qu'on s'en aille avant qu'il rentre. Elle était dévastée. Je ne l'avais jamais vue pleurer, ni quand on avait faim, ni quand il la battait. Jamais elle n'a versé une larme jusqu'au jour où je lui ai raconté ce qu'il me faisait. Surement incapable de rester là sans la toucher, elle sentit la main de son ami caresser sa joue, essuyant les larmes qui n'avaient pas cessé de couler. Elle ne s'était même pas rendu compter qu'elle pleurait. Elle se pelotonna contre lui pour chercher le réconfort de son corps. Il prit le mug et le posa sur la petite table avant de la prendre dans ses bras. Elle se recroquevilla dans ses bras et posa la tête sur son épaule. Elle n'avait pas le courage de le regarder dans les yeux. - J'ai cru qu'on allait partir. C'était sous-estimer la colère de ma mère. Elle a affronté David quand il est rentré à la maison. Pour la première fois, elle lui a tenu tête. Elle lui a dit qu'elle allait le faire arrêter et qu'elle espérait le voir rôtir en enfer.Elle frissonna, se rappelant de ses vieux souvenirs. - Elle a bien réagi, chuchote son ami. Elle secoua la tête. - Non, c'était la pire chose à faire. On aurait dû partir, ne plus jamais regarder en arrière. Elle voulait que justice soit faite, moi je ne voulais que nous mettre à l'abri. David est entré dans une rage noire. Il en a oublié que j'étais là. Je m'étais cachée comme ma mère m'avait dit de le faire, me faisant promettre de ne pas sortir sous aucun prétexte. Je m'étais donc cachée dans le placard de l'évier et je l'ai vu battre ma mère à mort. Elle émit un son semblable au cri d'un animal blessé. Un gémissement qui lui déchira la gorge, tandis qu'elle enfonçait ses ongles dans la peau de son ami. - Il y avait du sang. Du sang partout. Je me revois observer la scène par une fente dans la porte du placard, si terrifiée que je ne pouvais même pas bouger. Et je suis restée pétrifiée cachée comme une trouillarde pendant que ma mère mourrait. Je l'ai laissé la tuer car j'avais peur qu'il s'en prenne à moi. Ou pire, qu'il me garde pour continuer à abuser de moi. Alors, je suis restée assise dans mon placard à écouter ses hurlements...Son ami pressa la bouche dans ses cheveux. Il la serrait contre lui, lui témoignant du soutien. Il avait beau la tenir fermement serrée contre lui, mais elle avait son corps qui tremblait comme une feuille. Elle n'arrivait pas à s'arrêter. - Mais il y a eu pire encore que les cris de ma mère et le bruit des coups qu'il lui assenait. Il y a eu le silence après. Un silence tel qu'on aurait entendu un souffle. Je suis restée sous l'évier trois jours sans bouger. Quand ils ont fini par me trouver, ma mère était morte depuis plus de 72 heures. Et moi, je m'étais cachée et je n'avais rien fait pour l'aider. Elle le sentait tendu contre son corps tremblant. - Bon dieu Harley, tu n'étais qu'une enfant. Une petite fille terrorisée qui avait déjà subi d'horribles d'abus de la part de ce salaud. Crois tu que ta mère aurait voulu que tu meures avec elle? Ou préférait-elle que tu restes sagement cachée? Elle ne voulait pas que tu sortes de ta cachette sous aucun prétexte. Tu as fait ce qu'elle t'avait dit. Elle secoua la tête. - Tout ce que je sais, moi, c'est que je n'ai rien fait. Ou plus précisément, j'ai sauvé ma peau au péril de la sienne. J'aurai pu faire quelque chose. Ces trois jours ont été les pires de toute ma vie. J'étais seule dans cette maison, avec ma mère allongée sur le sol, à quelques mètres de moi. Morte. Même une fois que j'ai été certaine qu'il était parti, je n'ai pas réussi à me forcer à sortir de ma cachette. C'est depuis ça que je déteste rester seule, ça me terrifie. Mon témoignage l'a envoyé en prison à perpétuité. Et comme j'étais mineure et complétement traumatisée, la justice a scellé les rapport de police si bien que j'ai pu renaître en quelque sorte. Personne ne connaissait mon passé, mise à part mes parents adoptifs. C'est une gentille famille Ils avaient déjà deux fils comme tu le sais déjà et Brooke, enfin ma seconde mère, voulait une fille. Ils m'ont tout de suite acceptée. J'ai eu une vie décente avec eux mais je n'ai jamais vraiment guérie. Mon passé me hante. Pour honorer la mémoire de ma mère, j'ai pris la résolution de devenir chanteuse et j'ai réalisé mon rêve. Il lui caressa les cheveux. - Et tu as réussi. Tu es une talentueuse chanteuse et musicienne également. Tu es une des meilleures que je connais et tu as des fans. Elle éclata d'un rire sec qui ressemblait plutôt à un sanglot. - Oh non, pas la meilleure. J'ai passé ma vie dans la crainte que quelqu'un découvre mon passé. Il la presse contre lui - Tu n'as aucune raison d'en avoir honte. Tu étais la victime dans cette histoire. Elle secoua obstinément la tête. - Je ne veux pas que ça se sache. Jamais j'en ai parlé à personne. Tu es le premier. Je ne supporterai pas que mon passé sordide soit étalé au grand jour, sur un magazine.Il la regarde d'un air grave.- Je te le promets, ton secret est protégé avec moi. Soulagée, elle ferma les yeux en se blottissant contre lui, sentant la tension se diminuer de son corps peu à peu.


Augusta, Résidence de Erwan Drake :

Harley était fatiguée, effrayée, et elle sentit monter en elle une envahissante détresse. Elle était dans la cuisine de son demi-frère,à se préparer une tasse de café. Soudain, un bruit de serrure la fit sursauter, et elle se raidit. Elle poussa un soupire de soulagement en voyant apparaître son demi-frère. -Salut demi-portion, lança t-il tandis qu'elle esquissa un sourire sur le coin des lèvres. Ce surnom ne l'avait jamais quittée. Elle se leva et se haussa sur la pointe des pieds pour embrasser son demi-frère. -Salut ça va? Il allait lui sourire mais fit une grimace à la place en soupirant. - Non, pas trop, je dois partir trois semaines aux Moyen-Orient pour affaires. Harley, je n'ai pas envie de partir. C'est dangereux pour toi et je sais que tu as peur. Elle déglutit. Erwan faisait déjà beaucoup en l'hébergeant pour la protéger du salopard qui la harcelait. Elle avait peur, certes mais elle ne pouvait pas faire culpabiliser son demi-frère parce qu'il accomplissait son travail. Elle n'avait prévenu personne dans son entourage, ses agents, son groupe et ses parents. Elle ne voulait pas les inquiéter à cause d'un obsédé. Elle avait prévenue ses agents qu'elle prenait une pause de quelques mois. Elle ne craignait pas à sa carrière, mais plutôt à elle, à sa vie. Et puis, elle avait besoin d'inspiration pour écrire ses nouvelles chansons. Un nouvel environnement, du calme. - ça va aller. Elle allait trouver une solution, elle n'avait pas le choix. Les chansons me prennent vraiment du temps, je ne vais pas beaucoup sortir. Tout se passera bien. Il la fixa. - S'il arrive quoi que ce soit, je pense que tu devrais appeler papa et maman, il faut qu'ils connaissent ta situation. Elle secoue la tête. - Je ne veux pas les inquiéter et je doute que l'autre malade sache que j'ai quitté New-York. Il hocha la tête tout en passant le courrier du jour en revue. Quand il tomba sur une grande enveloppe en papier kraft, il fronça des sourcils -Quelqu'un est au courant que tu es dans le Main?Elle fronce des sourcils en posant le regard sur l'enveloppe, le cœur battant. - Non... Une expression anxieuse se peignit sur le visage d'Erwan. - Quelqu'un ici te connait, j'ai trouvé ça dans la boîte aux lettres, dit-il en lui tendant le pli. - Pas de nom, pas de timbre. Harley s'en saisit, le ventre serré par la peur. Elle reconnaissait cette écriture. Dieu du ciel, comment l'avait-il retrouvée ici? Et si vite? Non ! Les mains tremblantes, le souffle court, elle ouvrit l'enveloppe et en sortit le contenu. Des pétales de roses au cœur humide et aux bords fanés s'éparpillèrent sur le parquet. On aurait pu croire que c'était une marre à de grosses gouttes de sang écrasées tout autour d'elle. Elle haleta. Il savait qu'elle était là. Comment l'avait-il retrouvée? Puis son regard tomba sur les clichés. Des photos où elle s'était envolée pour Augusta, une pour son arrivée, une autre d'elle dans le jardin de son frère, en bas de survêtement et haut sans manche, les tétons pointant à cause du froid matinal. Et plusieurs photos d'elle, prises dans sa chambre alors qu'elle se déshabillait, qu'elle était nue. Le choc, l'indignation, la terreur, tous s'insinuèrent en elle. Elle ne protesta pas quand il prit les photos de ses mains. Il les regarda en jurant, choqué. - Elles ont été prises par ton harceleur? Il était ici, ce fils de pute ! J'appelle la police. Bon dieu, si seulement c'était si simple, elle secoua la tête en poussant un soupire tremblant. - Ils ne peuvent rien faire. Les policiers de NY m'ont dit qu'ils ne se lanceraient à sa recherche s'il se mettait dans l'illégalité. Prendre des photos, ça n'est pas interdit ! Furieux, il la fixa. Il s'est introduit chez moi en prenant ses photos. Il a enfreint la loi. Je dois te protéger avant de partir. Il attrapa le téléphone le plus proche et composa le numéro. Harley secoua la tête. il avait peut-être raison, mais elle doutait que la police d'Augusta se montre plus motivée pour agir que les flics de NY. Le cinglé, quel qu'il soit, n'avait rien volé, rien vandalisé. Il n'avait blessé personne. Elle sentait cependant monter la colère de ce type à la fréquence de ses contacts, au fait qu'il l'avait suivi jusqu'ici. Mais la police se ficherait pas mal de ce que lui soufflait son intuition. - Ils seront bientôt là dit son demi-frère en raccrochant. Elle haussa des épaules et tâcha de calmer sa panique. N'ayant rien d'autre à faire, qu'à attendre, elle remit les clichés offensants dans l'enveloppe. Elle sentit alors un objet qui obstruait le passage. Il y avait autre chose la-dedans. Perplexe, elle glissa sa main sous les couches de papiers. Elle sortit un morceau de papier couvert d'une affreuse écriture griffonnée. "Tu ne peux m'échapper. Je te veux, et je t'aurai. Bientôt, tu seras entre mes mains, et je m'occuperai de ton corps sans répit. Tu m'appartiens. A moi et rien qu'à moi...Morte ou vivante sous mes mains, fais ton choix...."

Le lendemain matin :

Son demi-frère était parti, et elle se retrouvait seule, totalement seule, sans attache, sans aide. Ah non, elle n'était pas seule, elle était accompagnée de son chien, son protecteur. Un magnifique berger Allemand, grand avec des longs poils. Il ne la quittait jamais. Ce chien la protégeait des hommes, les tenait à distance. Les flics ne pouvaient rien faire, comme elle s'en était doutée. L'un des flics lui avait conseillé de prendre un garde du corps en privé, sans que son demi-frère entende. Ce n'était pas une si mauvaise idée, et elle n'avait pas le choix. Le flic lui donna l'adresse d'une excellente agence à Augusta. Elle allait le faire, elle avait besoin de protection. Sa vie en dépendait. Elle avait trop peur de ce cinglé. Elle pria qu'on l'aide, et qu'elle s'en sorte indemne.

crackle bones
[/color]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Renom et honneur du marine Walter C Drake
» contre et dans la tempète... Que de plaisir... [PV Drake et libre ]
» Drake Hvardsson et l'oeil Cristallin (réservé)
» Iceberg [...ou les chroniques de Bobby Drake] (Fiche terminée)
» Je n'espionne pas, je me renseigne! [Drake]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Divine Temptation :: Incarnation :: Présentations :: Fiches validées :: Neutres :: Résidents-
Sauter vers: