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 Elliot Caroll

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MessageSujet: Elliot Caroll   Lun 22 Mai 2017 - 12:56


         

         
          Elliot Caroll
         
         

         
Curieux + Altruiste + Courageux + Tolérant + Obstiné + Casse-coup + Imulsif
         

 

Biographie
L'ambiance était pesante, comme une véritable chape de plomb qui s'abattait sur moi, comme un étau qui m'empêchait d'inspirer au maximum pour mieux expirer ensuite, pourtant, je n'étais pas directement en cause, ni directement concerné par la situation, enfin, je ne le croyais pas, bien que ce qu'il se passait entre mes parents me concernait forcément un peu. Mais pour tout vous dire, je n'avais que neuf ans et je ne comprenais pas vraiment ce à quoi j'assistais, je ne pouvais que ressentir cette tension. Mon père, hésitant, visiblement mal à l'aise, tentait un geste, une simple main qui, lentement, se dirigeait vers l'épaule de ma mère. Puis cette dernière, d'un mouvement d'épaule, se déroba, elle posa violemment cette assiette sur le plan de travail à côté de l'évier, manquant de la casser. « Tu es nauséabond, j'en ai la nausée... » Lui lança-t-elle avant de quitter la pièce, mon père, crispé, resta figé quelques secondes avant de sortir, lui aussi. Ni l'un ni l'autre ne m'avaient lancé le moindre regard avant de sortir, je ne revis ni l'un ni l'autre avant le lendemain matin et ni l'un ni l'autre ne me donnèrent la moindre explication sur cette scène qui me hantait les nuits suivantes...

Nous étions une famille de bon chrétiens, moi et mes parents, j'étais fils unique, ma mère était très active pour la communauté, elle enseignait le catéchisme, accueillait les nouveaux venus dans le quartier avec une boite de coockies faits maison, organisait le spectacle de fin d'année des enfants de la paroisse, prenait parfois la parole lors de la messe du dimanche, elle portait des chemisiers à épaulettes, arrosait ses fleurs tous les jours, aimait l'ordre... Mon père était charpentier, heureusement, il ne s'appelait pas Joseph. Il était reconnu comme un homme honnête et travailleur, adroit de ses mains, il réparait tout dans la maison et n'hésitait pas à donner un coup de main à ses voisins, il faisait aussi parfois, bénévolement de petits travaux pour la paroisse. Il aimait plaisanter et avoir de la compagnie, nous recevions du monde presque tous les week-ends... Quant à moi, je suis né un 25 décembre, cette étrange coïncidence faisait la fierté de ma mère, comme si j'étais le seul être depuis presque deux mille ans à être né à cette date. Moi, tout ce que j'en retenais était que chaque année, mon anniversaire tombait le jour de Noël et que chaque année, la bûche fusionnait avec mon gâteau d'anniversaire et mes cadeaux faisaient de même... Mais je ne m'en plaignais pas beaucoup, j'étais bien élevé, bon élève, un peu trop curieux parfois, mais ma curiosité était régulièrement recadrée...

Il m'avait fallu un peu de temps pour comprendre cette scène, qui fut de temps en temps suivis par d'autres du même ordre. Mes parents n'étaient pas très tactiles, ils ne se touchaient pas, ils ne me touchaient pas, enfin ma mère un peu, mon père jamais et le peu de fois lors desquelles il semblait tenter une approche physique avec moi, ma mère lui lançait un regard noir. J'ai longtemps cru que les baisers, que je voyais à la télé, n'existaient qu'à la télé, jusqu'à ce que je vois, pour la première fois deux de mes camarades de collège s'embrasser, ça c'était un baiser ! On pouvait même deviner leurs langues se chercher mutuellement, cet échange buccale me fascina. Je ne voulais pas devenir comme mes parents, quand j'aurais une petite amie, je l'embrasserais ainsi, j'en faisais le serment ! Cette petite amie, je pensais l'avoir trouvé quelques temps plus tard, j'avais alors presque quinze ans, Mackenzie Fowler, nous étions dans la même classe, elle me regardait, je la regardais, nous vivions à trois maisons l'un de l'autre et nous faisions route ensemble tous les matins et tous les soirs. Un soir, je tentai de l'embrasser, elle se laissa faire quelques secondes, le temps qu'elle se remette de sa surprise avant de me repousser « hey ! Qu'est-ce-que tu fais ? Je... ne pensais pas que j'étais ton genre... » Me dit-elle, je lui répondis alors d'un sourire en coin « ha oui et c'est quoi mon genre ? » Je sentis une légère gêne s'emparer d'elle tout à coup, comme si sa propre réponse allait l'embrasser « ben... tu sais bien... tu n'es pas obligé de faire semblant avec moi, je ne te jugerais pas, je ne suis pas comme ça... » Mes sourcils se froncèrent, je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'elle me racontait, d'une grimace, d'un mouvement de tête et d'un regard interrogatif, je la sommais de s'expliquer avec un peu plus de précision, elle soupira « mon père dit que la pomme ne tombe jamais très loin de l'arbre... Si ton père est... enfin tu sais... il ne regarde jamais les femmes, elles ne lui plaisent pas... ça doit être génétique ça non ? » Cette conversation était surréaliste, elle me laissait sans voie, je ne savais plus quoi répondre, qu'insinuait elle ? Bon, je n'étais pas stupide, je comprenais ce qu'elle insinuait...

Nous vivions dans une petite ville anglaise, dans cette ville, tout se savait et rien ne se disait, surtout lorsque vous étiez proche du tabou... Je passais ensuite plusieurs jours à observer mon père, ma mère aussi, scrutant leurs attitudes, mais ce que Mackenzie avait dit sur mon père était difficile à vérifier rien que par cette observation, alors un jour je décidai de mettre les pieds dans le plat et de poser la question à ma mère, je vis alors son visage se crisper, un léger voile humide recouvrir ses yeux, d'une voie dure, elle me répondit « Ce sont des racontars !... » Je la sentis hésiter un peu, puis ajouter « Ton père a été soigné pour ça, tu n'étais même pas né, tout ça c'est de l'histoire ancienne, il est désormais normal, il n'y a plus besoin d'en parler. » La conversation se stoppa ainsi, ce sujet était incontestablement un tabou pour ma mère, mais je pouvais désormais mettre des mots sur la face cachée de leur histoire, sans parler du fait que tout cela était bien déroutant... Les pièces du puzzle s'assemblaient néanmoins, je comprenais certaines choses, leur tension, leur éloignement physique, le fait que ma mère cherchait toujours, par tous les moyens, de ne pas me laisser être seul avec mes amis masculins dans ma chambre et qu'elle me parlait sans arrêt des jeunes filles du voisinage, me suggérant de les inviter à sortir...

J'avais été un enfant plutôt obéissant envers mes parents, mais à l'adolescence, je me sentais changer et tout ce que j'avais aimé chez mes parents étant petit m'énervait désormais au plus haut point. J'avais cessé de parler à Mackenzie, pour plusieurs raisons, mais principalement parce que ma mère m'encourageait à me rapprocher d'elle. L'heure de la rébellion avait sonné, avec mon argent de poche je m'étais payé une guitare électrique, j'écoutais du Greenday à fond dans ma chambre, je m'étais mis à fumer en cachette et rien que pour emmerder ma maternelle, je maintenais une certaine ambiguïté quant à mes attirances. Oh bien sûr je m'étais posé des questions sur ma sexualité, mais Mackenzie Fowler avait néanmoins plus d'atout à mes yeux que mon copain Micke, j'étais bel et bien malheureusement hétéro. J'étais donc devenu rebelle, mais jusqu'à un certain point tout de même, je n'étais pas non plus devenu le dernier des cancres, j'étais resté bon élève, je voulais, certes, tenir tête à mes parents, mais je voulais aussi avoir un avenir, j'avais des rêves, abreuvé de musique, série et film américain, je rêvais de traverser un jour l'Atlantique et je le ferais... En attendant, l'ambiance devenait parfois houleuse avec mes parents, plus ils cherchaient à imposer leur point de vue, plus je me rebellais et surtout, moins ils avaient d'impact et d'influence sur moi. J'étais désormais aux antipodes de leurs principes et croyances, je ne comprenais pas comment dieu pouvait approuver toutes les pensées et coutumes de l'église. Trois hypothèses se présentaient, selon moi, soit il n'existait pas, soit dieu ne valait pas mieux que les humains, soit il n'avait pas du tout été compris par ceux qui se présentaient comme ses serviteurs, parfois, il m'arrivait de prier pour que la dernière hypothèse soit la bonne...

Les années passèrent, je sortis finalement avec Mackenzie, l'idylle dura un peu plus d'un an, mais l'adolescence est une époque lors de laquelle nous changeons beaucoup, plus le temps passait, plus Mack et moi devenions différents, trop différents. L'idylle prit alors fin. Je restais un brillant étudiant, j'avais obtenu mon bac avec mention et surtout, j'avais obtenu une bourse pour intégrer un programme me permettant de poursuivre mes études dans une université américaine, mon rêve allait enfin pouvoir se réaliser et alors que je n'avais pas encore vingt ans, j'entamais des études de droit dans la prestigieuse université d'Harvard. Ma mère n'était pas trop partante en ce qui concernait mon projet d'aller vivre un jour aux états unis, mais Harvard ne se refusait pas, elle aurait ainsi un motif de fierté me concernant à faire valoir auprès de ses voisins, brefs, je n'eus aucune opposition de la part de mes parents pour que je pose mes valises là ba... Je pense y avoir vécu les meilleures années de ma vie, la découverte de ce nouveau pays, mon indépendance, mes études de droit, je voulais devenir avocat. Guitariste, j'avais monté un groupe avec d'autres étudiants, je m'étais également mis au Krav Maga, mais surtout j'avais fait une autre rencontre, Lauralee, américaine, étudiante en droit, comme moi, elle avait grandi chez des parents Gay, était anticonformiste et soutenait dur comme fer que la résurrection de Jesus n'était en fait qu'une sortie de coma, c'était pile la femme que je voulais présenter à ma mère...

Quelques années de plus tard, je m'étais marié avec Lauralee... mais pas à l'église, ce qui, encore une fois avait fait l'objet de dispute avec mes parents, ma mère en particulier. Nous nous étions mariés à Las Vegas, un vrai mariage à l'Américaine... J'étais devenu avocat et je m'étais spécialisé dans les affaires criminelles, je défendais des tueurs, des violeurs, certains étant les deux à la fois, certains me surnommaient l'avocat du diable, ma mère en premier lieu, pourtant, elle m'avait en partie orienté vers cette voie, j'aurais pu la détester, ne la considérer que comme une réac d'un autre âge, pour qui seul l'ordre et la fidélité envers sa paroisse comptait, et pourtant, je savais qu'elle n'était pas uniquement cela, du moins, je l'avais compris en grandissant, elle avait de bien mauvaises pensées, mais elle en avait aussi de bonne, les gens ne sont finalement que rarement totalement gentil ou totalement méchant... La plupart des criminels ne sont pas uniquement des monstres, ils ont une histoire, une psychologie, parfois des pathologies qui les ont en parti fabriqué...

Germain Atkins fut la première des deux affaires qui signèrent le tournant de ma vie, puis de ma carrière. Germain était un tueur en série qui n'était pas toujours très sélectif envers ses victimes, un routard impuissant sexuellement qui tuait le plus souvent sous son impulsivité, il avait tué des hommes, des femmes, des enfants avec une agressivité inouïe... Sa traque avait durée des années, des années d'enquêtes pour démêler les pièces du puzzle de chacun de ses crimes et son procès fut retentissant, déroutant également. Il était le diable, et j'étais son avocat. Je reçus des menaces de mort, Lauralee en reçut également, nous fumes pris à parti plus d'une fois dans la rue, parfois jusque devant notre porte. Un jour, elle finit par craquer, elle voulait que j'arrête les frais, mais j'étais une tête brûlée, je ne voulais pas être un lâche, je n'abandonnais pas le procès. Germain Atkins fut évidemment condamné à perpétuité, reconnu coupable de treize meurtres dont six sur des enfants, mais au cours du procès, je révélais au grand jour, certaines failles du système, l'enfance de Germain était particulière, il était une bombe à retardement depuis son plus jeune âge. Lorsque le procès se termina, Lauralee m'avait déjà quitté, elle demanda le divorce quelques jours plus tard...

Erza Wilde, ce nom pourrait presque faire penser à celui d'un écrivain, pourtant, ce type n'avait rien d'un poète, à en croire ce dont il était accusé. Viol avec torture et meurtre. Lui aussi était un monstre aux yeux de l'opinion publique et lui aussi j'allais le défendre. Les preuves semblaient accablante, malgré quelques zones d'ombre dans son dossier, ce n'était pas aussi limpide que l'affaire Atkins. Mon intime conviction était qu'il était coupable, mais je ne pouvais l'obliger à plaider ainsi, il fit le choix de plaider non-coupable, je dus le respecter et faire mon travail. Ce travail, je le fis du mieux possible, en réalité, je le fis même très bien, mettant en évidence des failles de l'enquête, le non-respect de certaines règles et ces zones d'ombre non élucidé. Je le fis si bien que la police finit par devenir l'accusé et qu’Erza Wilde fut acquitté. Il tua de nouveau, un mois après... J'avais libéré un criminel, j'étais responsable de la mort d'une personne...Cette affaire fut le tournant de ma carrière. Traumatisé, en proie à une grande remise en question, je décidai alors de ne plus prendre de clients et de me mettre au vert. J'avais envie de quitter Boston, le faisais savoir et mon club de Krav Maga m'indiqua alors qu'un club se montait dans le Maine, à Augusta, ils cherchaient des professeurs, avec mes presque quinze années de pratique, je me portai volontaire et je posai mes valises dans cette petite ville du nord-est des Etats-Unis en tant que professeur de Krav Maga, donnant également des cours d'auto défense le soir et réfléchissant sur mon avenir...


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Dernière édition par Elliot Caroll le Lun 22 Mai 2017 - 13:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Elliot Caroll   Lun 22 Mai 2017 - 12:57


 


 

 
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